Une dizaine d’années après un premier échec, les trois Communes combières lancent une étude de faisabilité en vue d’un mariage qui pourrait être acté en janvier 2027.

La vallée de Joux est le nom d’une région. Désignera-t-il un jour une commune d’environ 7000 habitants? Si la question s’est déjà posée officiellement il y a une dizaine d’années, échouant à convaincre le Conseil communal de L’Abbaye, elle est à nouveau d’actualité. Mercredi matin, L’Abbaye, Le Chenit et Le Lieu ont annoncé par un communiqué commun le lancement d’une étude de faisabilité d’une fusion.
«Le but est de pouvoir évaluer de manière objective les avantages et inconvénients d’une fusion», explique Olivier Baudat, président du comité de pilotage de cette étude qui devrait durer une année. L’exercice associera étroitement, via des groupes de travail, la population de la vallée de Joux et les sept fractions de communes, cette particularité administrativo-politique à laquelle nombre de Combiers sont encore attachés.
«La fusion, si elle devait se concrétiser, n’entraînerait pas automatiquement leur disparition», souligne du reste d’emblée Olivier Baudat, actuel vice-syndic du Chenit. Elles seront quoi qu’il en soit au cœur des discussions. Leur avenir, leur forme devraient en effet être discutés en cours de processus. «Et peut-être qu’on se rendra compte que le temps est venu de tourner la page, qui sait… Tout est ouvert», reprend-il.
Des contours prédéfinis
Une chose en revanche qui ne devrait pas susciter grands débats, c’est le nom de baptême de la possible nouvelle commune. La Vallée de Joux (avec ou sans déterminant?) semble en effet s’imposer comme une évidence. «Monsieur Fusion et les mandataires externes qui planchent sur la question de la fusion n’ont d’ailleurs pas manqué de le souligner au nombre des avantages dont nous disposons.»
En revanche, la dénomination Le Chenit – le nom de la plus grande des trois communes, qui rassemble notamment les villages du Sentier, du Brassus et de L’Orient – semble vouée à disparaître, puisqu’elle ne désigne aucune entité physique. «Elle restera dans les livres d’histoire, mais je ne crois pas qu’elle représente un attachement sentimental pour les habitants», reprend Olivier Baudat.
Autre atout dans la manche des pro-fusion, l’étendue de la future entité ne sera pas discutée non plus: ses contours existent déjà en tant que tels. Il ne sera ainsi pas nécessaire de se demander jusqu’où elle peut aller.
L’étude débouchera sur un préavis qui devrait être soumis dans le premier trimestre 2022 aux organes délibérants des trois communes. Soit là où le projet a été relancé, via une motion – déposée en 2019 – qui demandait aux trois Municipalités de tout mettre en œuvre pour étudier la faisabilité d’une fusion. En cas d’acceptation, plusieurs étapes resteraient évidemment à franchir. Dont un passage devant le souverain, avant que la nouvelle commune puisse entamer son existence, au 1er janvier 2027.
