Connaissez-vous toutes ces anciennes communes des Pyrénées-Orientales ?

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Publié le 6 décembre 2022 sur le site actu.fr

 

Comme dans beaucoup d’autres départements, les Pyrénées-Orientales ont vu des dizaines de communes disparaître, au cours des derniers siècles. Découvrez ces anciens villages.

Les Pyrénées-Orientales comptent 226 communes en 2022.
Les Pyrénées-Orientales comptent 226 communes en 2022. (©Illustration/Capture lespovuesdenhaut.fr)

Les Pyrénées-Orientales comptent aujourd’hui 226 communes. Mais ce chiffre a souvent évolué au fil de l’histoire. Actu Perpignan s’est penché sur les modifications officielles qui ont touché les villes et les villages du département, plus ou moins récemment. Cette année encore, la commune de « Targassonne » est devenue Targasonne. En 2014, la commune de Saint-Martin devenait elle Saint-Martin-de-Fenouillet.

Pyrénées-Orientales : Ces communes qui n’existent plus

Pour ces deux derniers exemples, il s’agit seulement d’un changement de nom officiel, lequel n’est pas très éloigné de l’ancien. En revanche, ces dernières décennies et ces derniers siècles, énormément de villages du Pays catalan ont tout simplement perdu leur statut de commune. La première vague est intervenue dans les années qui ont suivi la Révolution française, à la fin du 18e siècle.

Parmi ces premiers exemples, vous avez peut-être déjà entendu parlé de Villeroge (aujourd’hui Coustouges), Taxo-d’Avall et Taxo-d’Amont (Saint-André et Argelès), Sahorle (Vinça), Rohet (Llo), Belloc (Villefranche), Boiça (Alénya), Château-Roussillon (Perpignan), Fetges (Sauto), Flassa (Jujols), Garrieux (Salses), Nidolère (Tresserre), Nyls (Ponteilla), ou encore La Pave (Argelès) et La Perche (La Cabanasse). Fort-Saint-Elme était également une commune, depuis intégrée à Collioure.

Le fusion de villages comme principale cause de « disparition »

Car la plupart du temps, ces anciens villages ont perdu leur statut suite à une fusion, avec une commune centrale, avant de devenir des hameaux. Ainsi, au cours du 19e siècle, cette vague de « rassemblements » s’est poursuivie. Levilar a été intégré à Villelongue-dels-Monts (1803), Llar à Canaveilles (1821).

 

Les années suivantes, jusqu’en 1830, c’est plus de vingt communes qui ont disparu, comme  Marcevol (Arboussols), Touren (Sahorre), Serrabonne (Boule-d’Amont), Ro (Saillagouse), Prats-Saint-Thomas (Fontpédrouse), Marians (Souanyas), Lavaill (Sorède), Les Horts (Serdinya), Cortals (La Llagonne), Bajande (Estavar) ou encore La Selva (Las Illas), Palol (Céret) et Comes (Eus).

Pendant plus d’un siècle, ensuite, très peu de communes des Pyrénées-Orientales ont disparu, seulement des changements administratifs de nom ont eu lieu (lire ci-dessous). D’autres fusions ont enfin été enregistrées dans les années 1970 : Caldégas a disparu au profit de Bourg-Madame, Opoul et Perillos ont fusionné pour une nouvelle commune du même nom, tout comme Angoustrine et Villeneuve-des-Escaldes.

« En », une commune située près de Prades, a disparu en 1822 pour être intégrée à Nyer. (©Wikipédia)

Ces autres communes créées ou rétablies

Aussi, les Pyrénées-Orientales ont enregistré la création ou le rétablissement de plusieurs communes, ces dernières décennies et ces derniers siècles :

  • Au 18e siècle, la commune de Campôme est rétablie à partir de Molitg
  • En 1822, Port-Vendres est créée suite au démembrement de Banyuls-sur-Mer et de Collioure.
  • En 1832, Valcebollère est créée suite au démembrement d’Osséja.
  • En 1837, Les Cluses et L’Albère sont rétablies à partir du Perthus (orthographié sans le « Le »)
  • En 1837, Porta est créée par démembrement de Latour-de-Carol
  • En 1851, Le Perthus est rétablie avec le « Le », suite au démembrement de L’Albère et de Les Cluses
  • En 1856, Corbère-les-Cabanes est créée suite au démembrement de Corbère.
  • En 1860, Porté est créée suite au démembrement de Porta.
  • En 1862, Le Tech est créée suite au démembrement de Prats-de-Mollo.
  • En 1888, Cerbère est créée suite au démembrement de Banyuls-sur-Mer.
  • En 1923, « Salelles » est rétablie avec l’orthographe Saleilles à partir de Cabestany.
  • En 1929, Le Barcarès est créée suite au démembrement de Saint-Laurent-de-la-Salanque.
  • En 1983, Canet est rétablie en tant que Canet-en-Roussillon, ainsi que Saint-Nazaire, à partir de Canet-en-Roussillon-Saint-Nazaire, commune alors supprimée.
  • En 1983, Ria est rétablie comme Ria-Sirach, ainsi qu’Urbanya à partir de Ria-Sirach-Urbanya, commune également supprimée.
  • En 1984, Llo et Saillagouse sont rétablies à partir de Saillagouse-Llo, commune aussi supprimée.
  • En 1985, Valcebollère est rétablie à partir d’Osséja (après l’avoir rejoint en 1972).

Ces communes qui ont simplement subi une modification de leur nom

Enfin, d’autres villages ont tout bêtement connu un changement de nom officiel. Pour beaucoup, d’origine catalane, il a surtout été question d’une francisation. Pour d’autre, un ajout géographique ou un consomme de trop, comme cette année encore, avec Targassonne devenue Targasonne.

– 2022 : Targassonne > Targasonne
– 2017 : Clara > Clara-Villerach
– 2014 : Saint-Martin > Saint-Martin-de-Fenouillet
– 1992 : Montesquieu > Montesquieu-des-Albères
– 1986 : Salses > Salses-le-Château
– 1984 : L’Écluse > Les Cluses
– 1983 : Caudiès > Caudiès-de-Conflent
– 1970 : Molitg > Molitg-les-Bains
– 1968 : Saint-Génis > Saint-Génis-des-Fontaines
– 1957 : Odeillo-Via > Font-Romeu-Odeillo-Via
– 1956 : Prats-de-Mollo > Prats-de-Mollo-la-Preste
– 1954 : Porté > Porté-Puymorens
– 1953 : Ille > Ille-sur-Têt
– 1953 : Laroque > Laroque-des-Albères
– 1953 : Saint-Paul > Saint-Paul-de-Fenouillet
– 1953 : Vernet > Vernet-les-Bains
– 1936 : Palau > Palau-de-Cerdagne
– 1933 : Corneilla > Corneilla-de-Conflent
– 1933 : Espira : Espira-de-Conflent
– 1933 : Montalba > Montalba-d’Amélie
– 1933 : Montalba > Montalba-le-Château
– 1933 : Pézilla > Pézilla-de-Conflent
– 1933 : Prats > Prats-de-Sournia
– 1900 : Odeillo > Odeillo-Via
– 1898 : Caudiès > Caudiès-de-Fenouillèdes
– 1893 : Villefranche > Villefranche-de-Conflent
– 1840 : Argelès > Argelès-sur-Mer
– 1840 : Arles-les-Bains > Amélie-les-Bains
– 1815 : Hix > Bourg-Madame

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