Enfin, ce vote consultatif sur le Grand Fribourg est derrière nous. Qu’avons-nous constaté en examinant les résultats de dimanche? Une majorité claire, nette et sans appel des communes a voté non (à plus de 60% et même jusqu’à 85%). Nous avons pu également constater que les communes qui ont voté oui n’ont pas atteint les 60% sauf, eh oui, Fribourg, avec 74%.
Rien d’étonnant à cela, quand on vient dire à ses citoyens que grâce aux communes qui l’entourent, les impôts vont baisser, et qu’en plus elles seront muselées. Reste, néanmoins, qu’au lieu de se remettre en question sérieusement d’une telle gifle et de ses raisons, le syndic de Fribourg explique tout naturellement aux médias que l’ouvrage sera remis sur le tapis pour faire cette fusion.
Question: non mais sérieusement, a-t-il compris oui ou non que le plus gros du travail pour que cette fusion tant désirée par Fribourg doit d’abord s’effectuer sur sa ville, ses dépenses et ses impôts ainsi que ses taxes? Et quand on parle avec d’autres communes, on les met toutes sur un pied d’égalité (Fribourg compris) sans vouloir les écraser comme c’était le cas.
Le jour où les autorités de la ville de Fribourg auront compris tout cela, peut-être, je dis bien peut-être, que la fusion pourra se faire. D’ici là, il y aura énormément d’eau qui va couler sous le pont de Zaehringen, et d’autres élus seront au pouvoir.
Christian Schenk,
Granges-Paccot