À Chavornay, les terres agricoles sèment le trouble
La commune fusionnée veut modifier le mode d’attribution de ses parcelles cultivables aux paysans. Deux d’entre eux, à Essert-Pittet, se sentent prétérités.

L’attribution des terres communales fâche deux agriculteurs à Essert-Pittet, village fusionné avec Chavornay depuis le 1er janvier 2017. La raison? La Municipalité de la «nouvelle» commune veut changer le mode de faire en la matière. Un choix qui les prétérite d’une certaine manière.
À Essert-Pittet, ces esserts communaux, comme on dit dans le jargon, étaient proposés en priorité aux agriculteurs du village. Une pratique «historique» que la convention de fusion a maintenue, comme c’est du reste le cas dans d’autres fusions vaudoises.
Les problèmes surviennent l’été dernier quand un des trois agriculteurs d’Essert-Pittet part à la retraite. Les 13,5 hectares devenus libres ne sont alors pas proposés en priorité aux deux autres agriculteurs du village. «La Commune nous en a accordé 6. Ce que nous avons refusé, forts de ce que prévoit la convention», expliquent David Miéville et Mathieu Marendaz.