Grolley et Ponthaux reparlent fusion

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Publié le 5 mai 2022 sur le site laliberte.ch par Nicole Rüttimann

En septembre 2015, Grolley avait refusé de justesse une union avec Ponthaux. Aujourd’hui, les autorités annoncent leur décision de relancer le processus.

Il s’en était fallu d’un rien en septembre 2015. Grolley et Ponthaux n’avaient pas convolé, une courte majorité de citoyens grolleysans, soit 16 voix, ayant fait pencher la balance dans le camp du refus. Alors que du côté de Ponthaux, la population avait plébiscité le mariage par 215 voix contre 98.

Aujourd’hui, les conseils communaux de Grolley et de Ponthaux annoncent dans un communiqué leur décision commune de relancer les discussions sur le sujet: «Lors d’une séance réunissant les deux conseils communaux in corpore ce lundi soir, la décision a été prise à l’unanimité de relancer, sept ans après la première tentative, un processus de fusion entre les communes de Grolley et Ponthaux.»

Le calendrier prévoit une votation en novembre de l’année prochaine pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2025. «Des projets communs porteurs, d’avenir et au service de la population ont d’ores et déjà été évoqués», relève le communiqué.

«C’est l’enthousiasme qui prévaut des deux côtés», assure le syndic de Grolley Christophe Prétet. «Nous sommes toujours restés en contact. Puis est venue la question d’une fusion dans le cadre du Grand Fribourg. Nous avons relancé Ponthaux une fois cela décanté mi-mars de cette année, qui a tout de suite accepté.»

Mais pourquoi relancer le processus? «Nous avons déjà des structures en commun, dont le réseau d’eau au niveau de l’approvisionnement et l’épuration. Une fusion permettrait un gain de poids auprès du canton et des associations, avec une nouvelle entité qui compterait près de 3000 habitants», souligne Christophe Prétet.

Grolley compte 2122 habitants, contre 780 pour Ponthaux. «Les finances des deux communes sont saines. Une fusion augmentera la capacité d’investissement pour lancer de nouveaux projets forts. Nous explorons des pistes, qui restent à examiner avec les groupes de travail. Et cela permettra aussi des synergies au niveau des employés et une qualité de services accrue», estiment les deux syndics.

Ne craignent-ils pas un nouveau refus? Les raisons de l’échec par le passé étaient en particulier d’ordre scolaire, rappellent les syndics. En 2015, des enseignants d’école enfantine de Grolley avaient affiché leur réticence à aller travailler à Ponthaux. Et un tout-ménage anonyme avait ensuite relayé des informations erronées, notamment au sujet des écoles.

«Nous souhaitons mieux communiquer sur le sujet et couper court aux fausses rumeurs. Des groupes de travail plancheront sur le sujet», relève Pierre Bourgnon, syndic de Ponthaux. Et de préciser n’en être «qu’au tout début du processus. Nous allons étudier tous les aspects liés à la fusion et proposer les meilleures solutions.»