Vouloir fusionner à tout prix, pour sauvegarder une once de pouvoir, quand chacun cherche à être de plus en plus singulier démontre clairement une rupture sociologique entre la classe dirigeante et le citoyen.

Dans tous les domaines de la vie, les individus se veulent originaux, ils veulent réfléchir leurs choix et ne pas se les laisser dicter par un parti unique, la tradition, leurs parents, les habitudes, les maîtres à pensée, les institutions …

Il faut rappeler que l’individualisation de la société (culture du « chacun son choix» et non pas du « chacun pour soi») n’est pas incompatible avec une montée des sensibilités citoyennes et de nouvelles aspirations à plus d’équité, de respect mutuel et des diversités culturelles et politiques.

Comment assurer aux citoyens l’accès à leurs aspirations en supprimant la richesse de la diversité politique ?

Paru dans La Tribune de Genève