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Les yeux braqués sur Belmont-Broye - Fusions de communes

12 septembre 2014

Après le troisième désistement dans la méga-fusion autour d’Estavayer, les regards sont anxieusement tournés vers Belmont-Broye. Le Préfet verra-t-il tous ses projets capoter les uns après les autres ?

Le choix des communes de Cheyres et Châble de quitter le navire de la méga-fusion autour d’Estavayer-le-Lac (FR) semble tout d’un coup raviser une partie des exécutifs engagés dans le plus grand projet de fusion initié par le Préfet de la Broye. Ainsi, c’est maintenant le tour de la commune de Sévaz de se retirer du projet.

Dans ce cas ce sont clairement des considérations financières qui ont renversé la vapeur dans le train fusion passant par cette « petite » commune broyarde. En effet, le taux d’impôt prévu pour l’éventuelle future commune aurait connu un bond important pour les habitants du village de Sévaz passant de 70.1% à 82% au moins. Les arguments financiers, principaux moteurs des fusions dans un premier temps, se retournent maintenant contre les initiateurs des fusions. Parlant au porte-monnaie des citoyens, la ficelle des taux d’impôts systématiquement proposés à la baisse n’ont plus la cote : soit il se trouve des communes qui peuvent se permettre d’en proposer un autre encore inférieur, soit les citoyens, après un moment « euphorique », se rendent compte que celui-ci ne pourra être tenu et plombera au contraire le ménage communal. 

L’actualité ne cesse de nous rappeler que, dans ce domaine, la prudence est la mère des vertus : en 2013, sur 11 communes fribourgeoises obligées de remonter le niveau de leur taux fiscal, 8 étaient des communes fusionnées durant la législature précédente ; d’autre part, la course des cantons à l’attractivité fiscale pour les entreprises est en train de jouer de bien mauvais tours aux communes qui verront dans un proche futur leur recettes diminuer dans la même proportion que leur appétit à en attirer de plus en plus sur leur territoire.

Par exemple, la commune de Domdidier, principal pourvoyeur financier de l’éventuelle Belmont-Broye, dépend pour près de 35% de ses recettes fiscales du tissu industriel qu’elle a tissé sur son sol.

Les citoyens diderains prendront-ils la mesure du risque que leur ferait prendre une adhésion à une fusion dans laquelle les intérêts en jeu ont sans doute été mal pesés ? La question est maintenant d’autant plus sérieusement posée que le vote sur Belmont-Broye, si il est négatif, pourrait mettre un terme à d’autres projets de fusion dans le district, voire au-delà.   

Fusionite.ch