Avec de bonnes raisons, une bonne part du dialogue, du côté pro-fusion, est focalisé sur les arguments financiers censés apporter une amélioration dans la situation pécuniaire des communes et des particuliers impliqués dans un projet de fusion.
Il est de notoriété publique que sans incitation financière, il serait quasiment impossible d’imposer les fusions telles que cela se fait actuellement. Cet appui financier à l’argumentaire pro-fusion se traduit par deux offres imparables : l’incitation financière et le taux d’imposition.
Quel est le principal argument des fusions ? « Le porte-monnaie ! » répond-t-on assez spontanément. Passez en revue tous les argumentaires POUR les fusions, ce sont toujours des arguments économiques qui sont avancés. A la tête de ceux-ci, le « petit sucre » du cadeau cantonal, l’aide financière aux fusions, qui devrait aider à faire basculer les derniers indécis dans l’escarcelle des fusionneurs. Citez un seul argument humain, solidaire, de justice ou de renforcement de la démocratie populaire qui soit pris en compte pour positiver les projets de fusion, vous n’en trouverez aucun!
Malgré la possibilité déjà laissée aux autorités de certains cantons d’imposer les fusions, la problématique de la fusion et sa législation sont maintenant presque toujours liées à des incitations financières que les cantons mettent en place pour susciter des « vocations spontanées ».