Aux « stimulants financiers » s’ajoutent bien entendu, une fois le projet lancé, le coaching du projet par des « spécialistes », soit préposés externes, soit services du gouvernement, chargés de soutenir les autorités volontaires et la gestion de la communication avec la population et les médias, ou encore par d’autres spécialistes en charge des relations publiques et dûment mandatés pour garantir l’acceptance du projet. Ce sont eux qui jouent un rôle réellement actif dans le processus de fusion en proposant des canevas de mise en place et les outils d’analyses qui au final serviront d’appui pour toute la stratégie locale de conviction des citoyen(ne)s.
Il peut paraître incongru de placer les partenaires requis pour l’étude et la mise en place des fusions de commune dans un chapitre exposant les moyens anti-démocratiques d’une véritable machine à convaincre. Ceux-ci, en effet, sont libres de défendre leur point de vue. La portée significative qu’on pourrait imputer à leur implication dans le processus de fusion – pour peu qu’on adopte nos conclusions – vient de la position quasiment dirigeante que leur attribue leur état de consultant.