Canevas de campagne

S’il est une chose qui soit strictement respectée depuis le début de la vague des fusions de communes, c’est l’agenda d’un processus. Plus il est serré, plus il est efficace et quelques ficelles permettront d’empaqueter le tout.

Voici un exemple de canevas de projet de fusion :

· Rencontre des syndics ou des présidents de communes. C’est le temps de l’entrée dans « l’inéluctable ».

· (Consultation des citoyen(ne)s ou des législatifs sur le lancement ou non de l’étude). C’est l’éventuel temps de la dernière hésitation.

· Annonce du lancement d’une étude de fusion avec la promesse d’une information à la population en temps utile. C’est le temps de la remise à plus tard.

· Formation de groupes de travail, la plupart du temps au sein des exécutifs eux-mêmes. C’est le temps de l’étude par les gens compétents.

· Tenue d’une séance d’information commune révélant le nom et les armoiries de la future commune, expliquant surtout l’organisation, l’articulation des étapes, et l’ouverture prochaine d’un site internet. C’est le temps du show et des applaudissements.

· Eventuellement une séance décentralisée dans chaque commune concernée, pour « prendre la température » et donner une description plus détaillée de ce que sera la future commune. C’est le temps des promesses.

· Deuxième séance commune pour la lecture in extenso de la convention de fusion, quelques jours avant les vacances d’été. C’est le temps de l’empaquetage.  

· Une votation avec une distribution du matériel de vote un mois avant, dernier court-circuit à la campagne d’argumentation qui pourrait se mettre en place. Commence le temps des regrets…