Une chose frappe dans la quasi-totalité des projets de fusion : ils ne sont jamais décidés par les citoyen(ne)s eux-mêmes. Cela se comprend dans les cantons, qui comme Fribourg, ont un plan de fusions où les communes sont, de fait, quasiment obligées de convoler. Le projet est d’abord pris en charge par les syndics, puis directement par les exécutifs qui seront les chevilles ouvrières de l’élaboration du projet. Dans ces cantons, le projet est généralement directement présenté à la votation des citoyen(ne)s, sans phase intermédiaire.
Dans d’autres cantons, et dans quelques rares communes des précédents, le législatif, voire la population sont consultés avant d’entamer la phase de l’étude de la fusion proprement dite.
Il est cependant arrivé que des projets de fusion soient lancés par une initiative des citoyen(ne)s. Il se vérifie cependant toujours que dans ces cas, l’un(e), au moins des initiateurs soit un(e) membre des autorités agissant personnellement en continuité de son mandat électif.