Publié le 24 novembre 2023 sur le site ouest-france.fr
Lors de la dernière réunion du conseil municipal de Bréhal (Manche), il a longuement été question de l’intérêt de la mutualisation entre les communes d’un même secteur géographique. Le maire, Daniel Lécureuil, un convaincu de la première heure, revient sur ce dossier.
Le maire évoque aussi deux autres écueils, et non des moindres, qui complexifient la création de super-communes : la gouvernance et la fiscalité. Comment s’organiseront les prises de décisions sans laisser penser que c’est la commune phare qui décide de tout ? Comment faire avaler une augmentation sensible de la fiscalité aux propriétaires résidant dans les communes périphériques et dont les impôts fonciers sont moins élevés
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Une solution : la mutualisation
À mi-chemin entre le chacun pour soi et la fusion de communes, il y a la mutualisation. Cela peut tout aussi bien concerner matériels ou moyens humains
. Daniel Lécureuil prend pour exemple la convention à titre onéreux passée avec les communes de Cérences, Coudeville et Muneville-sur-Mer pour la mise à disposition d’une balayeuse de rues et de son chauffeur : C’est du gagnant-gagnant. Pour les communes plus petites et dont les besoins sont moindres, la formule est moins coûteuse que l’achat ou la location de matériel et pour le budget bréhalais, cela allège le coût d’immobilisation du matériel
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Daniel Lécureuil estime que ces conventions pourraient se multiplier dans de nombreux domaines : Tout comme les administrés, à l’heure où les collectivités subissent de plein fouet l’inflation, tout ce qui peut contribuer à l’abaissement des coûts de fonctionnement est bon à prendre
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