7 mai 2015

Coup de frein dans le canton de Vaud, terrain quasiment conquis à Fribourg. Le Valais, qui tardait à venir sur ce terrain miné, prépare un carcan législatif dont peu de communes sortiront indemnes. Neuchâtel et Jura sont en pause. Seul Genève n’a pas l’air de vouloir y toucher, peut être grâce ou à cause des refus essuyés par quelques projets à sa frontière.

La contagion semble lentement s’étendre du côté de Berne qui rêve d’imiter son voisin fribourgeois.

La pression s’accentue d’une manière générale sur les communes. Les quelques communes qui « ont échappé » à la conclusion d’un premier projet par le refus de l’une ou l’autre de ses partenaires, se retrouvent déjà soumises au volontarisme des autorités cantonales, encouragées par quelques députés en mal de visibilité publique ou aigris par de trop sévères défaites (Vaud) ou encore franchement endoctrinés par des perspectives creuses sans cesse rabâchées  qu’aucune étude sérieuse sur l’état des communes fusionnées et du réel bilan des dizaines de fusions déjà conclues n’est encore venue contredire et pour cause : personne ne veux les entreprendre, car la rumeur de l’échec réel de ces projets après quelques années commence à poindre sous le silence assourdissant de l’omerta médiatique.

Au carcan législatif qui continue de se tricoter dans la foulée d’une pensée unique et de concepts politiquement corrects, un combat plus sournois est mené sur le front juridique et parachève quelques cas litigieux ou incertains. Ainsi, on se souvient que dans le combat mené par des opposants « solitaires » dans la nouvelle commune fribourgeoise emblématique de Belmont-Broye (puisqu’il faut bien la nommer ainsi maintenant), c’est en dernier recours le Tribunal Fédéral qui est venu au secours d’un bureau de fusion complètement « à côté de ses pompes » procédurales et démocratiques tant il était pressé de fêter le premier projet validé suite à la nouvelle loi relative à l’encouragement des fusions de communes, en ratifiant un vice de procédure crasse au détriment d’un citoyen trop peu au fait de méandres juridiques jamais favorables. Dans un deuxième cas, plus ancien, celui d’Englisbourg – également dans le canton de Fribourg – c’est l’association « Fusion 2011 », fondée et téléguidée par un député « fusionneur », Denis Boivin, qui avait attaqué en justice des communes coupables à ses yeux d’avoir promu un projet plus petit, indépendant et concurrent à celui du « Grand Fribourg ».

fusionite.ch