Un des problèmes majeurs, qui renforce le sentiment de déni de démocratie dans le choix proposé, est la mise en place d’une période transitoire, en gros une première législature, qui concentre en elle toutes les garanties données aux récalcitrants pour arracher la décision dans les urnes. Le flou reste total sur ce que sera le véritable fonctionnement de la commune une fois ce délai dépassé. Après cette période toutes les garanties seront caduques et on entrera dans un no man’s land sans issue de secours.
Dès la deuxième législature, la représentation des anciennes communes n’est plus garantie et seul le nombre d’électeurs compte. Pour éviter cela on pourrait imaginer un maintien des cercles électoraux, ce qui va par contre à l’encontre de l’égalité politique des citoyen(ne)s au sein de la même commune. (Outre le fait que, de toute façon (!), la fusion des cercles électoraux est déjà dans le pipe-line pour une étape suivante).
La garantie de représentation promise aux minorités pour la première législature paraît surtout un leurre destiné à lénifier le déficit démocratique sur lequel il sera impossible de revenir par la suite.
L’organisation politique de la future commune inquiète donc bien davantage que ce rafistolage de circonstance, notamment en ce qui concerne la composition de son exécutif qui ne pourra plus assurer une certaine équité entre les différents villages puisque ce ne sera plus que le nombre d’habitant qui sera déterminant favorisant une fois de plus l’ancienne commune la plus peuplée.