Une fusion abaisserait les coûts, car les petites communes ne peuvent pas véritablement tirer profit des économies d’échelle. Tous les postes seraient, par exemple, occupés par une personne différente qui ne serait pas surchargée. Une fusion permettrait à moyen terme de réduire les dettes et ainsi de mieux investir.
Souvent abordées, les économies d’échelles sont aussi un argument qui revient systématiquement dans les avantages des fusions. Mais aucune étude sérieuse n’a démontré la pertinence des fusions pour faire des économies d’échelle. Au contraire, les grandes communes ont besoin de professionnaliser leurs services (on nous le dit suffisamment), ce qui coûte cher. Et les annonces d’une augmentation des impôts après une fusion sont presque générales après une ou deux législatures (cf. 8/11 communes fribourgeoises).
Lors de la séance d’information du 16 septembre 2014, les promoteurs de la fusion de Cossonay (VD) ont dit plusieurs fois que l’on ne pouvait pas invoquer décemment d’arguments financiers dans le cas de leur fusion. Cela ne les a pas empêchés, peut-être par manque d’arguments, d’utiliser le couplet «des économies d’échelle» pour essayer de convaincre leurs populations. Finalement sans succès !
On prétend vouloir faire des économies d’échelle. Mais alors pourquoi ne reconnaît-on pas non plus que ces économies d’échelles sont aussi applicables au personnel existant et donc impliqueront inévitablement des licenciements, à terme. Cela pourra-t-il être évité d’ailleurs? Des exemples récents (Saignelégier(JU), etc.) semblent prouver le contraire.
Mais si des économies d’échelles sont possibles, rien n’empêche de les réaliser en grande partie par des mesures organisationnelles de mutualisation, telles que des regroupements de commandes, des mandats de services, etc. que l’Association des communes régionale ou cantonale pourrait parfaitement coordonner sans mettre en jeu la condition sine qua non de l’autonomie de ses membres, leur existence. L’attaque contre les communes relève donc plutôt de l’idéologie.
Si les économies d’échelles ne sont pas certaines, le contraire est certainement vraisemblable, c.-à.-d que des « dépenses d’échelle » soient prévisibles et probables.