« L’objectif de cette future Commune est de mieux répondre aux défis actuels et futurs qui nous sont imposés. »

Prétendre que les petites communes appartiennent au passé, qu’elles ne peuvent faire face aux défis de l’avenir semble la solution la plus simple pour les supprimer.
Quant à la « croissance » de demain ? Et si elle venait d’un monde où la ruralité serait redevenue un atout ? les pommes de terre et le blé ne poussent pas dans les mégapoles, du moins pas pour l’instant…
Quelle évolution démographique est-elle attendue, selon quels paramètres économiques ? Quelle mobilité voulons-nous et sera-t-elle encore possible à terme ? Quelle type d’économie souhaitons-nous favoriser localement ? Industrie, artisanat, services ou encore agriculture ?
Etre prêts à maîtriser notre avenir ? Est-ce un combat ? Mais quelles sont ces forces qui nous menacent ? La cohabitation avec les communes voisines ? Les cantons ? Comment ont-elles été identifiées et où est le danger ?
Parlons-en de l’avenir. Parlons du présent pour imaginer l’avenir. Quel est-il ? Fait avant tout d’incertitudes et de volatilité, il n’est en tous cas pas gage de grande lisibilité. Comment dès lors l’anticiper, cet avenir ? Comment s’y diriger avec la plus grande résilience possible ?
Puisque nous parlons d’avenir: dans le tourbillon de nos préoccupations immédiates, une question n’est même pas effleurée, mais pourrait tout bouleverser: à quoi ressemblera le monde de l’après pétrole? La réponse à cette question est aujourd’hui, à coup sûr, l’hilarité. Et pourtant…
Sommes-nous certains que ce monde pourra se décliner à l’identique demain aussi? Sommes-nous certains que c’est un monde urbain et pendulaire qui sera demain la meilleure réponse aux défis qui nous attendent? Car c’est bien cela qui est l’objectif global, quand on parle de faire de la future commune un « pôle de développement » régional. Il n’est qu’à voir la transformation de Bulle ou des communes de l’agglomération fribourgeoises. C’est un choix, mais sera-ce le bon? Ou un cul de sac?