Dans la série « Rien ne change », il faut ranger les promesses d’amélioration dont fait partie par exemple celle-ci : « Dans le but de mieux pouvoir répondre aux exigences de plus en plus grandes de notre société et aux attentes de la population, offrir de meilleures prestations. »

Il y a dans cette affirmation un mot très important, c’est « meilleures ». Car si elles étaient simplement équivalentes, cela ne vaudrait même pas la peine d’en  parler. On ne fusionne pas pour avoir la même chose ou pire au bout de l’exercice.

Ensuite, lorsqu’on prétend que la qualité des prestations augmentera dans la nouvelle commune, il faut d’abord savoir de quoi on parle. A partir d’un certain point, la taille induit plutôt une perte d’efficacité. Et cette dimension est de toute façon loin des chiffres avancés par les tenants de la « masse critique idéale» qu’il faudrait viser.

Une chose peut éventuellement être avancée : le fait d’une nouvelle répartition des compétences, l’engagement éventuel de personnels professionnels, l’achat de nouveaux matériels… Mais ensuite à quoi juge-t-on la qualité d’un service communal ?

D’abord principalement à sa simplicité, à sa facilité d’accès, à sa proximité.

Si l’on étend le territoire, tous ces aspects sont remis en question. Extension signifie augmentation des flux. Flux d’informations, flux de marchandises, flux de personnel. Augmentation de la gestion nécessaire, émergence d’une forme nouvelle de bureaucratie…

Alors « meilleures » ? A voir…