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Non à Englisbourg, non au Grand Fribourg ! - Fusions de communes

2 avril 2014

Reculer pour mieux sauter

Si l’on prend un peu de distance par rapport au vote négatif sur Englisbourg ce week-end, on se rend compte que, malgré les regrets condescendants du Conseil d’Etat, cet échec ravit le gouvernement cantonal qui n’avait aucune sympathie pour cette fusion qui contrecarrait sa vision plus gloutonne d’une fusion du Grand Fribourg.

En effet, son attitude, lors de l’annonce de l’étude de fusion à 4, alors appelée « 2C2G », ne laissait planer aucun doute sur le sort qui serait réservé à un éventuel aboutissement du projet. En effet, déjà à l’époque, Pascal Corminboeuf, prédécesseur de Marie Garnier aux Institutions, confiait, dans une interview à «La Liberté»: «Le Conseil d’Etat n’exclut pas de donner un préavis négatif au Grand Conseil pour cette fusion-là si par hasard elle aboutissait.»

D’ailleurs, cette déclaration n’était que le coup de semonce d’un tir groupé de tout ce que le Canton comptait de promoteurs des fusions, du préfet de la Sarine, Carl-Alex Ridoré qui s’étonnait du soutien de Marie Garnier à 2C2G dans une lettre à la Conseillère d’Etat avec copie à l’ensemble du collège gouvernemental, à une procédure au Tribunal cantonal lancée par l’association Fusion 2011 contre Givisiez, Corminbœuf et Granges-Paccot. Trois communes coupables à ses yeux d’avoir trahi les engagements pris dans le cadre d’une convention signée en 2009 en vue d’une fusion à six, englobant encore Fribourg, Villars-sur-Glâne et Marly. Une convention qui avait entraîné le retrait de l’initiative Fusion 2011 dont un des initiateurs n’est autre qu’André Ackermann, député, qui s’est récemment encore fendu d’un tract tout-ménage contre Englisbourg, coupable à ses yeux d’entraver une large fusion dans le Grand Fribourg qui reste l’objectif premier du Conseil d’Etat.

La Conseillère d’Etat verte aura eu beau argumenter que les plans de fusions ne devaient pas s’opposer aux projets existants, la volonté de la majorité du collège a vite été rétablie – illustration parfaite de notre développement sur le hold-up démocratique des fusions – et on lui a rapidement rappelé que son son rôle était de jouer l’apôtre qui évangélise.

La boucle est bouclée ? Ne devrions-nous pas nous satisfaire de cet échec ? Hé bien, pas vraiment !

En effet, si l’échec de ce premier projet de la « banane ouest du Grand Fribourg» nous satisfait dans le contexte global de la déferlante des fusions annoncées, ce premier bémol d’une relance d’un projet de fusion, plus gigantesque encore, n’est pas fait pour couper notre élan.

D’autre part, il faut aussi constater que les raisons du refus, ou de l’acceptation, dans cette votation, restent très axées sur le porte-monnaie et très peu sur le combat de démocratie et de sobriété qui est le nôtre. Il est vrai qu’il est difficile de le rendre attrayant à des citoyens repus. Il faut le reconnaître froidement, le « non » vient de Granges-Paccot, commune fourmi, peu encline à jouer la prêteuse. Les « oui » viennent de communes, qui, bien que pas forcément cigales, ont surtout cru aux avantages financiers qu’on leur faisait miroiter. Le rêve béat de transformer en carrés de chocolat le ventre mou d’une conjoncture incertaine a pu faire le reste.

Restons mobilisés ! Et plus que jamais.

Fusionite.ch