20 novembre 2018 – Champdeniers-St.Denis

La fusion de communes était probablement pour la dernière fois à l’ordre du jour d’une séance du conseil municipal du mandat en cours, à Champdeniers. Une démarche initiée en juillet dernier, qui aurait pu présenter un certain nombre d’avantages, fiscaux notamment, en terme de dotations d’État et qui aurait conduit à une commune avoisinant 3.500 habitants. On le sait depuis quelques semaines et le vote très serré de la commune de Cours (huit non et six pour), le rapprochement à six communes, selon le souhait de Michel Drochon, le maire de Pamplie, ne verra pas le jour.

Chaque conseil reste souverain La position de Cours entraîne l’impossibilité d’assurer la continuité territoriale avec Pamplie et Xaintray. Les communes de Saint-Christophe- sur-Roc et de La Chapelle-Bâton étaient, elles, en position d’attente et auraient pu envisager une fusion à trois avec Champdeniers. Soucieux de porter avec exactitude la parole de son conseil municipal, Jean-François Ferron a de nouveau questionné son assemblée sur cette opportunité à trois, loin du projet initial certes, mais qui pourrait peut-être inciter les voisins à les rejoindre à l’avenir. Huit conseillers se sont prononcés pour, huit autres se sont abstenus. Réuni le lendemain (jeudi 15 novembre), le conseil municipal de La Chapelle-Bâton a définitivement clos la possibilité de fusion (un vote pour, sept non et une abstention). « Chaque conseil est souverain, indique Jean-François Ferron. Nous respectons ces choix, même si celui du conseil de Champdeniers était tout autre. Un tel projet ne peut pas s’effectuer à marche forcée, peut-être nous aurait-il fallu plus de temps pour mener à bien ce rapprochement. »

En bilan, il ressort que toutes les municipalités n’ont pas montré de manière très affirmée une volonté de fusion. Il est à noter qu’aucune pression n’a été effectuée pour influer sur une décision qui aurait incité au rassemblement. Il appartiendra aux assemblées qui seront élues en 2020 de rediscuter ou non les contours d’un futur périmètre élargi. Il n’en demeure pas moins que ces six communes ont en commun une convention qui les unit concernant une mutualisation des agents techniques et administratifs.

La Nouvelle République – 20.11.2018