Les fusions de communes, à Fribourg comme ailleurs :
une obsession d’élus…
Dans le canton de Fribourg, les réflexions, dans l’air dans les années 60, ont débouché, après un mandat donné au Prof. Gaudard, sur la rédaction d’une loi acceptée par le Grand Conseil.
Mais ce premier texte, direct et directif, est refusé en votation populaire le 26 mai 1974 par 60% des votants.
Tout l’effort législatif du canton se concentre ensuite sur l’encouragement de fusion « volontaires » en peaufinant ce qui deviendra par la suite le fer de lance de la persuasion « démocratique » : l’incitation financière. En lui ajoutant encore une limite temporelle pour bénéficier du droit à la contribution cantonale, elle acquiert un statut d’urgence qui ajoute une forte pression sur les décisions à prendre et finit par éluder de la réflexion toute étude de la pertinence des fusions.
Autre élément important, c’est durant cette même période que Fribourg se dote d’une nouvelle Constitution dans laquelle la clause de l’encouragement aux fusions se glisse tout « naturellement », pérennisant la stratégie au point de s’arroger encore la possibilité d’ordonner une fusion. Personne ne proteste. La boucle est bouclée, le canton reprend la haute main sur le processus. 
Reste à relancer la machine, grâce à la LEFC plébiscitée par le 70% des votants d’un scrutin seulement cantonal (15 mai 2011) déplaçant 22% des citoyens soit . !!
La planification se met en place avec le mandat du CE donné aux préfets de planifier les fusions possibles dans leur juridiction. Ceci est présenté triomphalement en Conférence de Presse le 5 juin 2013. A l’horizon 2017, le canton ne devrait plus compter que 35 communes !!
Nous ne parlons là que du point de vue stratégique des élus utilisant la voie législative. A côté de cela, le canton s’appuie sur des outils de persuasion autonomes qui participent au lobbying pro-
- Les instances universitaires
- Les hautes écoles (IDHEAP)
- Les préfets
- Certains syndics en mal d’influence
- (Les médias)
Des associations sont même créées pour parfaire l’illusion démocratique (Fusion 2011 – du député Boivin – lobbyiste pro-
L’étude de Micheline Guerry-
… qui s’appuient sur le « plébiscite » de la LEFC
Loi du 9 décembre 2010 relative à l’encouragement aux fusions de communes (LEFC)
Résultat des votations:
Electeurs inscrits 184 248
(dont Suisses et Suissesses de l’étranger: 4282)
Votants 42 011
Bulletins blancs 476
Bulletins nuls 153
Bulletins valables 41 382
Participation 22,80%
La loi a été acceptée par 30 151 oui contre 11 231 non.
Donc 1 électeur sur 6 a suffit pour ce « plébiscite »
23 communes ont refusé… Dont les 2 plus petites (Prévondavaux et Villarsel-
Plus étonnant on retrouve dans ce club des 23, plusieurs communes qui sont elles mêmes issues de fusions (Delley-