Si l’on doit accorder peut-être quelque vérité au slogan de mai 68 disant « tout est politique », la réalité des années suivant les trente glorieuses est plutôt restée collée à celui de Karl Marx qui prétendait, dit-on, que « tout est économique ». En tout état de cause, l’impact du monde économique au tournant du siècle est resté primordial et déterminant. Son influence s’est même amplifiée au point d’imposer les questions de coût, d’efficacité dans la gestion publique également.
L’interventionnisme de l’OCDE, organisme économique, notamment en Finlande et en France sur le sujet de la taille des communes, est un bon exemple d’ailleurs de l’emprise énorme qu’a prise l’économie sur la politique. Cette emprise est maintenant telle, suite à la généralisation des théories de la Nouvelle Gestion Publique (NGP), qu’elle en est même au point de la phagocyter, de la vider de sa substance et de la soumettre totalement, si bien qu’on peut affirmer qu’elle est une des principales (si ce n’est la principale) raisons de ce mouvement de fusions qui s’étend dans notre pays et en Europe.