Une remarque tirée du processus fribourgeois qui a mené à la vague de projets de fusions actuels ajoute encore un doute supplémentaire à un processus qui s’apparente plus à un hold-up qu’à une démarche démocratique.
Au printemps 2011, bien que la loi fribourgeoise relative à l’encouragement des fusions de communes (LEFC) soit sous toit au niveau du Grand Conseil cantonal, les campagnes pour les élections communales se passent en dehors de toute allusion au grand chambardement institutionnel qui se prépare. Les électeurs sont loin de se douter que les autorités qu’ils mettent en place en mars et avril seront celles qui auront à gérer, sans possibilité de les remettre en cause, les conséquences de cette même LEFC, elle-même mise en votation lors d’un scrutin uniquement cantonal, juste un peu plus tard, en mai 2011.
Il n’est donc pas hors de propos de prétendre que c’est sans mandat démocratique aucun que les autorités communales fribourgeoises de cette législature ont entrepris de signer les conventions de fusions pour lesquelles la LEFC avait fixé un délai ultime de remise au 30 juin… 2015, soit une année avant le renouvellement des autorités. Clic-clac Kodak, le tour était joué !