D’autres outils, tout aussi machiavéliques et que ne dénierait certainement pas Schopenhauer, sont en œuvre et nous éloignent fondamentalement du débat démocratique.
A savoir le recours à la peur et aux émotions pour valider des affirmations ou encore le recours à la menace (nous serions responsables des conséquences de notre choix). Dans ce sens sont activé une kyrielle d’arguments n’ayant pas de réalité actualisée, mais qui s’inscrivent virtuellement dans un futur dont d’ailleurs personne n’est capable aujourd’hui de deviner ce qu’il sera, nous l’avons déjà dit.
De même, l’argument qui relègue les opposants au rang de passéistes imprégnés de leur esprit de clocher est assez classique et ne mérite qu’une citation pour l’exemple :
« Le temps de défendre sa petite commune est passé ! » Bulletin d’informations Belmont-Broye n°3
Contrairement à cette affirmation, la lutte pour le maintien d’entités locales réduites, à taille humaine, pourrait s’avérer faire partie de la solution dans certains débats cruciaux pour le futur. Ainsi celui de la transition énergétique commence par une réflexion et une action de relocalisation pour y ancrer la durabilité et diminuer notre dépendance aux énergies fossiles.