Est-il prévu un budget pour des opposants au projet de fusion ? 
Réponse du Préfet de la Broye à notre demande d’éclaircissement
Faire des études, diffuser de l’information, même dans un cadre limité, coûte de l’argent. Dans le cadre du projet de fusion de Belmont-Broye, nous avons interrogé le Préfet de la Broye pour savoir dans quelle mesure un projet mené de façon objective par le COPIL (Comité de pilotage) devait intégrer également un financement des arguments opposés à la fusion.
Voici un extrait de la réponse du préfet de la Broye à cette question: « Les fonds dont disposent les collectivités publiques pour accomplir leurs tâches servent notamment à développer des projets et à en informer la population, s’agissant plus particulièrement des objets qui lui sont soumis. Un citoyen ne saurait ainsi prétendre à obtenir un financement public pour assurer la diffusion de ses idées, faute de base légale. »
Par contre, cet autre exemple, dans le cadre du projet concernant Gletterens(FR), démontre ce qu’il en coûte d’essayer de diffuser une contre-argumentation de manière « sortant de la base légale » :
« Une amende de 300 francs. Il s’agit de la peine infligée à l’auteur des flyers anonymes distribués le 12 septembre dernier, soit dix jours avant le vote concernant la fusion entre Delley-Portalban, Vallon et Gletterens («LL» du 28 septembre). Pour rappel, les tracts fustigeaient le projet d’union à trois qui avait finalement été refusé le 27 septembre.
Le coupable était en fait un citoyen de Gletterens qui avait été démasqué par les autorités communales. «Nous avions constaté de visu qu’il déposait les flyers dans les boîtes aux lettres», explique le syndic du village Nicolas Savoy.
Comme la première page du tract était une copie du bulletin d’informations communal sur lequel figuraient entre autres les armoiries des trois communes, l’exécutif a déposé une plainte pénale le 30 septembre. Le plagiat contrevenait en effet à une loi fédérale traitant des armoiries publiques. Le Ministère public a dès lors condamné le prévenu à 300 francs d’amende, une décision contre laquelle l’homme n’a pas fait recours ».
Plutôt que de discuter les arguments des opposants – comme le débat l’exigerait -, une astuce juridique permet de mettre fin à leur expression même. Sans vouloir défendre cette action maladroite dans la forme, ne peut-on y lire une demande d’équilibre entre une argumentation systématiquement POUR dispensée en continu par les canaux officiels et une nécessaire mise en perspective par l’évaluation de ce qui pourrait militer CONTRE les fusions ?