Si la communication était régulière et de qualité, si les habitants étaient régulièrement consultés ou mieux intégrés à la réflexion autour de la problématique soulevée par la fusion, peut-être pourraient-ils petit à petit s’approprier le projet s’il est justifié et lui donner l’orientation qui ferait l’unanimité. Mais ce pas indispensable à tout exercice démocratique est systématiquement évité.
Un processus aussi fondamental qu’une fusion nécessite pour le moins la participation active d’une majorité des groupes d’intérêts de la société civile. Il est nécessaire d’impliquer les associations, les partis et de susciter chez les citoyen(ne)s un débat actif sur les enjeux. Or, un élément de dialogue aussi simple qu’un véritable forum de discussion sur le site de la fusion, ouvert à toutes les opinions, sans censure, voire une simple adresse de courriel manque même quelques fois, démontrant le peu d’attention porté à l’avis des citoyen(ne)s.
La transparence la plus totale devrait aussi présider à tout questionnement pour mettre en lumière autant les aspects négatifs que les aspects positifs. C’est sans doute le plus difficile dans une démarche suscitée « d’en haut ». Et c’est là le point le plus délicat, c’est au plus bas échelon démocratique que doit se déterminer le bien-fondé du démarrage d’un processus qui traite de l’existence même de la commune autonome. Pour cela une réelle participation de la population est indispensable. Le fait que la procédure ne prévoie aucune intégration obligatoire de celle-ci, même partielle, au processus de préparation de la convention de fusion, la disqualifie pratiquement d’entrée comme processus démocratique. Et qu’on ne vienne pas dire que sa prise en charge par l’exécutif suffit à la valider.
Pour les citoyen(ne)s, reste donc le vote… Nous verrons dans un autre post comment il est préparé.