Dans une majorité de cantons romands – comme ailleurs en Suisse, et même à l’étranger –
Ce débat est d’autant plus important qu’outre le flagrant glissement de compétences décisionnelles que ces fusions impliquent et valident, elles accélèrent un processus centralisateur et globalisateur de la société croissanciste qui contribue fortement à en faire un système sur lequel l’individu n’a plus prise et dans lequel toute différence est gommée ou combattue.
Le débat sur les fusions pose des questions fondamentales sur l’avenir des communautés communales. Celles-
Alors qu’on peut imaginer tant d’actions à mener pour consolider la résilience des communautés locales dans un avenir conjoncturel de plus en plus chaotique, voici qu’on leur découvre soudain mille problèmes justifiant leur désintégration par une solution qui sortirait miraculeusement du chapeau « fusion ».
Il existe une litanie standard d’affirmations sur la base desquelles on argumente, sans les expliquer ou les étayer. On nous parle, par exemple, de « masse critique ». Sans aller, nous non plus, dans le détail, est-
Autre exemple : on nous parle du désintérêt de la population pour la chose publique et de la difficulté à recruter des candidats aux élections communales.
Mais va-
Depuis quelques années, la « fusionite » aiguë a saisi nos autorités. Ce qui était au départ une bonne idée dans quelques cas particuliers, justifiée si démocratiquement acceptée et intégrée, la fusion des communes, est devenu au fil des années une obsession ridicule aux enjeux troubles et une tâche prioritaire des exécutifs cantonaux. La pression est de plus en plus forte sur les communes pour qu’elles s’embarquent dans un projet de fusion. Celui-

Les médias, qui ne manquent pas d’emboîter le pas sur ce sujet politiquement correct, deviennent caution d’un mouvement auto-
Et voilà comment on obtient un choix « démocratique », arraché des urnes à grand renfort d’incitations financières. Au final : moins d’autodétermination, moins de proximité, moins de compétences et de libertés laissées aux citoyens, bref un véritable hold- up croissanciste au bénéfice de grand « machins » pilotés par des professionnels adulateurs de new public management, non élus pour la plupart, qu’il faudra bien sûr payer bonbon, et dont on ne pourra bien- entendu plus se passer, car leur usine à gaz nous sera incompréhensible. Et, s’il fallait encore vous le préciser, aucun retour arrière n’est prévu ni possible dans cette solution miracle. A moins que nous remarquions à temps qu’il s’agit d’un cul de sac et que nous renoncions à nous y engager…
Fusionite.ch
Réaction de M.Jean-
Réactions de M. Frédéric Mairy, Conseiller Communal, Val-