Combattez, avec nous, la fusion des communes !
Fusions de communes – Le hold-up « parfait » par Bernhard HUGO
E x t r a i t
Ensemble plus forts
Un des arguments qui fait suite à l’affirmation que les communes sont trop petites pour accomplir les tâches qui leur sont dévolues, est la rassurante prétention de corriger « ce défaut de taille » par la fusion. Elle est du même type que l’allégation qui la justifie « pour obtenir un poids politique plus important face au Canton et au sein des associations intercommunales. »
Déjà au XVIIe siècle, Jean de La Fontaine expliquait à qui pouvait l’entendre ce qui l’en coûte à ne se préoccuper que du volume…
« Une grenouille vit un boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s’étend, et s’enfle et se travaille,
Pour égaler l’animal en grosseur,
Disant: « Regardez bien, ma sœur;
Est-ce assez? dites-moi: n’y suis-je point encore?
Nenni- M’y voici donc? -Point du tout. M’y voilà?
-Vous n’en approchez point. »La chétive pécore
S’enfla si bien qu’elle creva. »
Plus sérieusement, si la politique ne se réduit plus qu’à un rapport de force entre entités communales, si l’attention du canton pour les communes qui le composent ne dépend que de leur volume et de la quantité d’habitants qui y résident, nous voilà certainement engagés sur une pente bien savonneuse. Y aurait-il donc une gestion publique à deux vitesses ? A partir de quel moment la taille deviendra-t-elle respectable ? En quoi serions-nous éventuellement avantagés et pourquoi? Le poids politique est-il une simple notion comptable ou dépend-t-il du dynamisme de ses acteurs, des idées et des moyens mis en oeuvre pour le bien commun ?
Ne nous leurrons pas, cette course en avant pourquoi s’arrêterait-elle ? Prenons l’exemple de la Broye: on ambitionne de passer de 30 communes à 5 d’ici quelques années. Ces 5 communes se retrouveront soumises à une nouvelle concurrence entre elles, dont elles voudront, selon la même logique, sortir par le haut. Cela est souvent mentionné: les fusions les plus modestes doivent être considérées comme de simples étapes vers un regroupement plus grand, dans un futur aussi proche que possible. A partir de quelle taille sort-on du bas du panier des fusionneurs ?
« Ensemble plus forts », au premier abord voilà un argument sympathique et qui flatterait un désir de solidarité et notre humanité. Mais est-ce bien de cela dont on parle lorsqu’on avance cet argument ? Il n’y a pas de miracle dans ce monde où les naïfs et les poètes n’ont de place que pour être moqués.
Un monde de prédateurs ?
Le sens de l’histoire serait-il donc la disparition des plus faibles ? Selon le poète anglais Alfred Lord Tennyson, la nature est « rouge de dent et de griffe ». Est-ce que le monde dans sa totalité n’est qu’une affaire violente de prédateurs et de proies, de luttes entre espèces pour la survie? Cet état de la nature est-il une nécessité absolue, la conséquence du « gène égoïste » comme le prétend Richard Dawkins ou bien un fait contingent de l’histoire du monde – passant du règne animal à l’humain, un monde où pourrait régner autre chose que la « loi de la jungle »? Naïf ? ça mérite réflexion…
Pour l’heure, la réalité qu’on nous demande d’accepter, c’est celle de la prédation. Que de fois n’avons-nous pas lu cet « Ensemble, plus forts »: voilà un maître argument des fusions. Mais ce seul argument que nous serons plus forts ensemble n’est pas pertinent. Plus fort envers qui ? L’Etat nous répond-t-on. Les relations Etat – Communes ne se résumeraient-elles, elles aussi, qu’à des rapports de force, qu’à l’imposition des solutions? Le vainqueur de ce genre de bras de fer est toujours le même, puisque hiérarchiquement placé au-dessus. Sommes-nous vraiment plus forts si le mouvement de fusions se généralise ? N’y a-t-il pas finalement une nécessité de fuite en avant, inhérente à la compétition ?
Pour inciter le peuple à accepter la fusion, on lui a fait croire que la nouvelle commune, «gagnerait en importance, en réputation et en influence vis-à-vis de l’extérieur». Cette affirmation est absurde. Dans notre démocratie directe fédéraliste aux petites structures en tout cas, chaque commune a son importance et sa place en tant que plus petite unité de l’ensemble et surtout son autonomie est garantie. On devrait savoir maintenant que les petites collectivités permettent une meilleure construction identitaire, sont plus sociales et, par-dessus le marché, moins coûteuses que les grandes. C’est pourquoi elles gardent un plus grand prestige.
Autre remarque : cet argument, avant toute analyse, est surtout révélateur du fonctionnement des rapports entre les niveaux institutionnels. De même que dans l’économie, se met en place une concurrence, une compétition de chacun contre tous dont l’issue est relative à la loi du plus fort. Il n’est à aucun moment mis en avant la solidarité, garante de la cohésion nécessaire entre les membres de la même communauté ; c’est la force qui dicte sa loi, peu importe si pour cela il nous est nécessaire de sacrifier notre voisin, notre compatriote… Rien que cela suffit à disqualifier ce genre d’argument.
« … plus forts», tel est le slogan des comités de fusion. Sera-t-on plus fort pour brader du terrain industriel à une multinationale plutôt qu’à des entreprises de la région ? Sera-t-on plus forts pour donner une autre perspective à la communauté locale que l’expansion sans limite ?
Selon la législation, rien ne donne plus de poids aux grandes communes par rapport aux petites. Maintenant, si l’on assiste à des passe-droits, cela est dû aux personnes et pas à la loi. Le poids réel dépend surtout de la personnalité des élus et de leur détermination à défendre les intérêts de la communauté qui les a élus.
Le Conseiller d’Etat vaudois, Philippe Leuba, relevait dans son « Billet de l’invité » publié dans le journal 24H du 28 avril 2009 : « Il est possible que des communes regroupées ne parlent pas plus fort, mais il est certain que les communes isolées demeureront muettes ». Outre l’appel du pied bien senti, aucune différence garantie donc, mais une perte démocratique irrécupérable sûre et certaine. A nos élus de faire entendre notre voix, si nécessaire, sans complexe. Ne faut-il pas bien plutôt dépasser ces logiques de concurrence territoriale qui délitent le lien social en opposant les communes les unes aux autres ?
Cette compétition divise et va à l’encontre de la solidarité entre les communautés, loin de renforcer le respect que l’on devrait se porter.
Et en fait, cet argument cache une autre réalité, la volonté de croissance à tout prix, sans aucun débat démocratique sur cette volonté d’expansion continue, souvent imposée par la nécessité de prendre des décisions dans l’urgence, car une opportunité imparable se présente – à prendre ou à laisser.
Un peu de mathématiques autour de la nouvelle Belmont-Broye
L’argument annoncé qu’avec une fusion nous serons plus grand et par-là mieux écoutés fait sourire. Comment imaginer qu’une commune de 4500 habitants pourra faire le poids alors que, déjà, le district compte 3 pôles concurrents dans un rayon de moins de 20km.
En fait, nous aurons tous les inconvénients d’une commune moyenne sans obtenir le moindre avantage du côté de la représentativité. Nos autorités de milice ne pourront plus s’occuper des spécificités de chaque village et les différents problèmes seront traités d’une manière centralisée avec un personnel à professionnalisation et… à coûts renforcés. De plus, quelle connaissance des problèmes locaux auront-elles encore?
Prenons un exemple concret: Sera-t-on vraiment plus forts à 5 communes qu’à 30 dans la Broye ?
Voyons ce que donnerait ce nouveau contexte broyard – extrait du rapport au CE :
Basse-Broye Nord : 3416 hab *
Basse-Broye Sud (Belmont-Broye) : 4297 hab.*
Estavayer-Nord : 11520 hab.*
Estavayer-Sud : 4205 hab.*
Surpierre : 1040 hab.*
* population légale 2010 – prise en compte pour l’aide à la fusion
En quoi Belmont-Broye sera-t-elle plus fort que les autres communes du district? Nous voyons bien que le fait, pour tous, de fusionner ramène tout le monde au même niveau, au départ de la comparaison. Cela sans mentionner dans le cas concret cité que d’autres pôles de développement sont sur les rangs dans un périmètre restreint: Payerne, Avenches et Morat.
D’ailleurs, des études concernant une fusion autour de Payerne avaient été, un temps seulement, lancées avec la prétention de « faire le poids » – intercantonal – avec 13’000 habitants face aux 12’000 habitants qui pourraient se réunir autour d’Estavayer-le-Lac, projet lui-même revu à la baisse par la suite.
Concurrence… plutôt que coopération ! La règle est malheureusement intangible, ou du moins rarement bousculée. Alors ? Faire le poids ? Ne reste que ce qu’on a abandonné pour arriver là.
Plus forts comment ? Et envers qui ?
Ensuite, comment va s’exprimer cette supériorité ? Est-ce par la population, plus nombreuse ? Si trois communes distinctes comptant chacune 200 habitants fusionnent pour n’en faire plus qu’une, elles n’en compteront pas plus de 600 au total à la fin de l’opération… Est-ce que le futur syndic représentant ces 600 citoyen(ne)s, ou son délégué, aura plus d’influence que les trois qui les représentaient auparavant. Pour notre part, nous pensons que trois personnes défendant une cause de manière unanime et solidaire ont plus de poids qu’une seule dont l’avis peut être retourné plus aisément. Expérience faite…
Et si, nous direz-vous, elles ne se montrent pas solidaires, parce qu’ayant des avis différents, et risquent par-là de faire échouer des projets ?
En cela nous voyons, nous, une meilleure expression de la démocratie, dans le sens où chacun peut exprimer son point de vue, ses réticences ou, au contraire, sa volonté d’aller dans une direction. La démocratie est servie ainsi de manière plus fine, plus idéale, et c’est bien ainsi. On peut évidemment penser, que l’essence de la démocratie c’est d’imposer des vues à la majorité par une seule voix d’écart. Nous ne partageons pas ce point de vue.
Mais rien ne clarifie mieux le débat que la réalité et n’en déplaise aux tenants des fusions, les communes fusionnées, dans leur majorité, ne ressentent pas avoir acquis plus de poids vis-à-vis du canton.
Car, encore une fois les raisons de vouloir « être ensemble plus forts » peuvent être multiples et pas toujours honorables. Ce peut être le simple réflexe de se mettre à l’abri derrière le plus fort ou la volonté d’imposer, non pas la meilleure solution, mais la sienne, au risque de brimer des minorités. Cette volonté pose aussi la question de savoir si elle va aussi servir les intérêts des communes périphériques, ce qui n’est pas garanti. Et le prix à payer pour les communes avalées par le pôle sera lourd : elles seront réduites à l’état de hameaux dépendants.
« Ensemble, plus forts ». Pas par la fusion. Par d’autres moyens peut-être, car si cet argument de puissance est facilement contredit par notre argumentation, il faut finalement encore relever le fait, et c’est très important, que les communes disposent déjà d’un outil leur donnant, à tous les niveaux, le poids nécessaire dont elles ont besoin pour se faire respecter, quelle que soit leur taille: cet outil c’est l’Association régionale, cantonale ou suisse des communes dont c’est le but statutaire.
Table des matières
Préambule 19
Avant-propos 21
Page blanche ou cadre de vie? 21
Une sorte de stratégie du choc
Introduction 25
Vers le hold-up du siècle ? 25
Une déferlante politiquement correcte 29
Les fusions ailleurs 29
Les 30 glorieuses ou les réformes dans le contexte de la guerre
Les 1er effets des concepts de « nouvelle gestion publique »
L’attachement aux communes des pays méditerranéens
Les nouvelles réformes territoriales françaises
Les fusions en Suisse 39
Un quadrillage communal stable pendant 150 ans
Une mise en route inégale
Le coup de pouce de « l’encouragement aux fusions »
Tendance à la hausse depuis l’an 2000
Une évolution dans l’argumentation, tendance NGP
Les autorités aux avant-postes d’une stratégie volontariste
Evolution des fusions en Suisse romande 48
Au départ autoritaires mais encore ponctuelles
L’obligation rebute, essayons « d’encourager » !
…mais un encouragement constitutionnel
Des fusions « inéluctables » ? Reste à voir…
Du volontarisme à la « fusionnite »
La déferlante fribourgeoise 57
D’une solution ponctuelle à la mode contagieuse
De l’option à l’obligation
Les engrenages du processus
Une contagion nationale 65
Neuchâtel, le canton des records
Les recours souvent balayés
Votation consultative ou droit de décision politique?
Elagage institutionnel total !
Les fusions, armes de destructions communales massives 73
Méthode Coué qu’aucun bilan ne vient contredire
Oubli d’une volonté d’analyse dès le départ?
Le hold-up « parfait » 81
D’où vient l’idée des fusions ? 81
Bases intellectuelles et économiques d’un concept
De la théorie à la pratique
Pour quelles raisons et quelle est la limite ?
La notion de « tâches communales »
Vers une hiérarchie des communes
Le transfert de tâches communales au canton
Des fusions rarement « volontaires »
Des fusions imposées d’en haut 93
Une idée pragmatique qui mine les communautés locales
Une réforme territoriale et administrative qui emporte tout dans sa mise en oeuvre
Les surfeurs de la déferlante « fusion »
Les outils d’une machine anti-démocratique 101
Une stratégie bien rôdée 101
La préparation de l’entonnoir législatif: la technique du saucisson
La conjonction des lois et règlements
Les incitations financières
L’aide financière cantonale
A qui profite l’incitation financière ?
Débats autour de la péréquation : moins de solidarité cantonale pour plus de pression
Allocation de fusion contestable en comptabilité
La promesse d’une baisse d’impôts : un peu de glue pour les mouches
Bilan d’un leurre financier : Huit communes sur onze !
Un taux d’imposition systématiquement proposé à la baisse
L’introduction de la concurrence fiscale
Le revers de la médaille
Un mandat bien peu démocratique
Le lancement du projet de fusion
Canevas de campagne 117
Les partenaires
Les outils à disposition des communes
Neutralité discutable des moyens en oeuvre
Les groupes de travail
Et l’intégration de la population ?
L’information de la population : « Communication » plutôt qu’information
Appliquer la collégialité au personnel communal…
Le combat linguistique
En guerre contre la démocratie ? une guerre larvée certainement
Information ou désinformation ?
Certains médias, des alliés de poids
Les conventions, outils de l’enterrement de toutes les promesses
Processus sans porte de sortie – Le problème du retour arrière
…et celui de l’abrogation des obligations décidées
L’urgence contre la réflexion
Sondages et manipulation
L’approche sociologique des opinions
Dénigrement de la résistance, voire menaces
Avis contraires ?
Est-il prévu un budget pour des opposants au projet de fusion ?
Le vote
La gestion des refus
Cent fois sur le métier tu remettras l’ouvrage!
Une perte nette à prix exorbitant 148
L’institutionnalisation du déficit de représentation
Représentation du citoyen
Représentation de la commune
Le problème de la période transitoire et des législatures suivantes
Que coûtent réellement les fusions?
Les administrations professionnelles sont plus coûteuses et plus anonymes.
Les petites communes gèrent mieux leur budget que les grandes
Les grands coûts viennent plus tard
Les coûts cachés
L’imposition d’un modèle de société 161
Croissance à tout prix 161
Ce qui est petit est-il insignifiant ?
Urbanisation de la société
Augmentation du risque sécuritaire
Concentration, centralisation : la vision d’une pensée unique
Un concept auto-alimenté
Toujours plus
Small is beautiful
Vision économique du monde 173
La Nouvelle Gestion Publique (NGP)
La transposition de la logique économique au niveau politique
Une commune se gère-t-elle comme une entreprise ?
L’attractivité fiscale, nouvel étalon du bien-être
La litanie des poncifs 181
Les argumentaires adeptes de la méthode Coué
L’autonomie communale 182
Ensemble plus forts 185
Un monde de prédateurs ?
Un peu de mathématiques autour de la nouvelle Belmont-Broye
Plus forts comment ? Et envers qui ?
La « taille critique » 192
Difficulté de trouver des candidats pour les charges communales 195
Le désintérêt pour la chose publique, vraiment ?
Economies d’échelle 200
Le boomerang
Professionnaliser : Circulez, MM. Mmes les bénévoles ! 201
Gains d’efficacité 204
On prend les mêmes et on recommence…
Maîtriser notre avenir 206
Garantir une postérité à nos enfants
Proximité 209
L’inadéquation des territoires 211
Accroître les prestations à la population 214
Mise en commun des ressources… et des dettes 215
Les collaborations intercommunales 216
Rien ne change ? Si, tout change ! 225
Une démagogie naïve
Rien ne change, vraiment ?
Le nom et les armoiries
Vision globale du développement ?
Les autres standards de l’argumentation 230
Meilleures prestations, meilleures infrastructures et services plus efficaces
Harmonisation fiscale à la baisse
Composition et répartition des autorités
Le droit de cité et lieu d’origine
Le personnel communal
L’administration communale
Instauration d’une opinion de partis
Les règlements communaux
L’identité villageoise
Les sociétés locales
L’école, centre culturel du village et pas seulement…
Et le reste…
Un mariage d’amour ?!
Problèmes mal analysés, arguments faussés 251
Fusions, fausse solution à de vrais problèmes 251
Les arguments faussement convaincants
Limites de performance et mesures de réforme
Les charges liées
La fusion, pensée unique et unique solution
Faiblesse des études et des analyses
La vérité des chiffres 259
Les conseilleurs et les payeurs ?
La Suisse, un modèle de démocratie ? 265
Braderie dans le temple de la démocratie
Un amour modéré de la démocratie
Vous avez dit démocratie ? 267
Démocratie représentative et représentation proportionnelle
La perversion actuelle du concept et de la réalité démocratique
Les élections vident la citoyenneté de son sens
La dilution du pouvoir
51% contre 49%
La quête du quorum perdu
Volonté d’efficacité contre temps démocratique
Le rôle de la commune 276
Décentralisées et proches du citoyen
Les éléments fondamentaux du modèle helvétique
Fusion à tout prix – non merci!
L’assemblée des citoyen(ne)s (communale/primaire), cœur de la commune politique
La commune, communauté
La commune, fondement de la participation
La commune, lieu d’identification
La commune, cellule fondamentale du fédéralisme
La commune, premier niveau de la souveraineté
La commune, notre culture
Les avantages des petites communes
Les petites communes dernier rempart de la ruralité
L’amour du petit et de la convivialité
Alors, la Suisse peut-elle rester un modèle?
Démocratie, problème à régler ou cause à défendre? 295
Le lit des fusions 298
La déresponsabilisation du citoyen
Les temps de crise
Stratégie vertueuse ou opportuniste ?
La culture de l’individualisme
La peur du changement
La foi aveugle dans le progrès
Retrouver le sens de la solidarité et du bien commun
Un amoncellement pléthorique de lois
Vraies questions et vraies solutions 313
Vraies questions 313
Du réflexe à la réflexion
Qu’est-ce qui est en jeu ?
La fusion réduite à des questions matérielles
Faire abstraction de la démocratie pour réaliser la fusion ?
Comment protéger et stimuler la démocratie?
Qu’est-ce qui peut favoriser la résilience des communautés locales?
Comment intégrer localement les problématiques mondiales ?
Comment développer la responsabilité individuelle, la solidarité ?
Mettre en place un dialogue gagnant-gagnant
Est-ce bien le bon moment pour promouvoir les fusions?
Pour sortir de l’entonnoir
Vraies solutions 320
La revalorisation de la milice
La parole aux citoyens
Le lieu de la parole : l’Assemblée Communale
Inventorier les synergies possibles sans détruire le noyau de base
Intégration de la population à tous les stades d’un processus de réflexion
Collaboration renforcée avec les voisines : La fusion reste une solution parmi d’autres
Préserver la démocratie directe
Une péréquation des moyens
Le service à la communauté
L’exemple d’une petite collectivité…
Un outil mal valorisé : L’Association des communes
Education civique renforcée
Arrosons notre jardin démocratique
Le rôle des députés
Epilogue 339
Retrouvons un peu d’objectivité
Changeons les règles du jeu !
Une réelle compensation démocratique est indispensable
Et ce bilan? Qui le fera?
Résistance 355
« Contre » pour l’équilibre
Comment ? Que faire ? 356
Analyse
Organiser la résistance 358
Franches-Montagnes, je m’engage 363
Un combat emblématique, Asse-et-Boiron 377
Chavornay, jamais deux sans trois 384
Belmont-Broye, le hold-up illustré 385
Entre-deux-Lacs : record de remise sur le tapis 404
Annexes 405
Débat entre le Prof. P-A. Rumley et l’auteur
Repères chronologiques
Constitutions, lois et fusions
Conseils exécutifs et législatifs communaux (Suisse Romande)
A c h a t en l i g n e :
434 pages
ISBN – 978-2-8399-1873-2
Editions de l’Ermitage
Avril 2016